Diagnostic juridique
Analyse complète de la situation : statuts, pacte d'associés, comptes annuels, procès-verbaux d'assemblée, échanges entre associés. Identification des leviers disponibles et des risques. Premier rendez-vous à 250 € HT.
Blocage entre associés, abus de majorité, dissolution ou rachat forcé — LLA Avocats intervient à chaque stade, de la prévention au contentieux, devant le Tribunal des Activités Économiques de Paris.
Le conflit entre associés désigne tout différend opposant les membres d'une société sur la gouvernance, la rémunération, la stratégie ou les conditions de sortie. Il naît de la disparition de l'affectio societatis — la volonté commune de collaborer fondant toute société (art. 1832 C. civ.). Le cabinet LLA Avocats, situé au 30 rue de Miromesnil (Paris 8ᵉ), intervient à tous les stades : prévention par la rédaction de pactes d'associés, résolution amiable, et contentieux devant le Tribunal des Activités Économiques (TAE) de Paris et les juridictions d'Île-de-France.
Analyse complète de la situation : statuts, pacte d'associés, comptes annuels, procès-verbaux d'assemblée, échanges entre associés. Identification des leviers disponibles et des risques. Premier rendez-vous à 250 € HT.
Choix entre voie amiable (négociation directe, médiation, conciliation) et voie judiciaire (mandataire ad hoc, abus de majorité, exclusion, dissolution). Estimation budgétaire transparente dès le premier rendez-vous.
Négociation du protocole de sortie, rédaction des actes de cession, représentation devant le TAE de Paris, référé en cas d'urgence. Objectif : une issue rapide et préservant la valeur de l'entreprise.
Rédaction ou refonte du pacte d'associés avec les clauses essentielles : exclusion, buy or sell, bad/good leaver, préemption. Pour éviter que le conflit ne se reproduise ou qu'un futur désaccord paralyse l'entreprise.
" « Dans un conflit entre associés, chaque semaine d'inaction aggrave la situation. Un protocole de sortie négocié en deux mois coûte dix fois moins qu'un contentieux de dix-huit mois — et préserve l'entreprise. Notre rôle est d'abord de trouver une issue, pas de plaider. »
En cas de risque imminent — détournement d'actifs, paralysie de la gouvernance, prise de décisions préjudiciables — nous pouvons saisir le juge des référés dans les 48 h pour obtenir des mesures conservatoires immédiates : gel des comptes, désignation d'un administrateur provisoire, interdiction de certaines opérations. Appelez le 01 86 95 83 98 — réponse garantie sous 24 h.
Un conflit entre associés désigne tout différend opposant les membres d'une société sur des questions relatives à la gouvernance, la gestion, la répartition des bénéfices, la stratégie ou les conditions de sortie. Il se manifeste par la disparition de l'affectio societatis — cette volonté commune de collaborer qui fonde toute société (article 1832 du Code civil).
Il concerne toutes les formes sociales : SAS, SARL, SCI, SA et sociétés civiles. Particulièrement fréquent dans les structures à deux associés (50/50), un simple désaccord peut rapidement paralyser toute prise de décision.
En vingt ans de pratique, nous avons identifié six origines récurrentes.
Visions divergentes sur le développement, les investissements ou la politique commerciale. Fréquent dans les start-ups en croissance et les entreprises familiales en transition générationnelle.
Un associé-dirigeant s'octroie une rémunération ou des avantages jugés excessifs. Primes exceptionnelles, conventions réglementées, véhicules de fonction : sources classiques de contentieux.
L'associé majoritaire prend des décisions contraires à l'intérêt social. À l'inverse, le minoritaire peut bloquer des décisions stratégiques par un droit de veto statutaire.
En cas de répartition 50/50, tout désaccord peut paralyser la société : impossibilité de voter les comptes, de nommer ou révoquer un gérant, ou de modifier les statuts.
Un associé souhaite quitter la société mais se heurte au refus des autres : désaccord sur le prix des parts, absence de clause de sortie, refus d'agrément du cessionnaire.
Divorce dans une SCI familiale, décès d'un associé, procédure collective : ces situations imprévues génèrent des conflits d'une grande intensité émotionnelle et juridique.
Les mécanismes d'exclusion, de retrait et de gouvernance diffèrent considérablement entre SAS, SARL et SCI. Chaque structure a ses propres leviers juridiques.
La majorité des conflits que nous traitons aurait pu être évitée ou considérablement simplifiée si les statuts ou un pacte d'associés avaient prévu les mécanismes de sortie dès l'origine.
Le coût de rédaction d'un pacte d'associés bien structuré est dérisoire comparé aux conséquences financières et humaines d'un conflit judiciaire. Nous recommandons de le faire rédiger avant que les premiers désaccords ne surviennent.
Elle oblige les associés à tenter une résolution amiable avant toute saisine du tribunal. Depuis la réforme du Code de procédure civile, les parties doivent justifier d'une tentative de résolution amiable sous peine d'irrecevabilité de leur demande.
Elle permet d'évincer un associé en cas de faute grave, perte de l'affectio societatis ou condamnation pénale. En SAS, elle doit être adoptée à l'unanimité (art. L227-16 et L227-19 C. com.). En SCI, elle doit figurer dans les statuts initiaux ou être adoptée à l'unanimité. Elle doit impérativement respecter les droits de la défense de l'associé visé.
En cas de blocage entre deux associés à 50/50, un associé propose de racheter les parts de l'autre à un certain prix. Si l'autre refuse, il est lui-même obligé de vendre ses parts au prix proposé. Ce mécanisme débloque efficacement les situations d'impasse sans recours au juge.
Elle prévoit les conditions de valorisation des parts en cas de départ d'un associé. Le bad leaver (départ fautif, démission) voit ses parts rachetées avec une décote. Le good leaver bénéficie d'un prix à la valeur réelle. Ce mécanisme protège l'entreprise contre les départs précipités et pénalise les comportements déloyaux.
Elle donne aux associés existants un droit de priorité sur l'achat des parts en cas de cession à un tiers, permettant de contrôler l'entrée de nouveaux associés au capital. Sans cette clause, un associé peut librement céder ses parts à un inconnu, modifiant profondément l'équilibre de la société.
Votre pacte d'associés est-il à jour ?
LLA Avocats rédige et audite les pactes d'associés pour toutes les formes de sociétés. Un rendez-vous suffit pour sécuriser vos relations entre associés sur le long terme.
Chez LLA Avocats, nous privilégions systématiquement la résolution amiable. Elle est plus rapide, moins coûteuse et préserve la confidentialité des différends — un enjeu crucial pour l'image de l'entreprise.
Chaque associé est accompagné de son avocat. L'objectif est de négocier un protocole d'accord couvrant les conditions de sortie : prix de rachat des parts, calendrier, clause de non-concurrence, sort du compte courant d'associé.
En pratique, c'est le mode de résolution le plus fréquent et le plus efficace. Il permet de trouver une issue sur mesure, sans l'aléa d'une décision judiciaire.
Un médiateur professionnel, tiers impartial, facilite le dialogue entre les associés. La médiation peut aboutir à la signature d'un accord homologué par le juge, qui acquiert force exécutoire.
Elle est particulièrement adaptée lorsque les relations personnelles sont encore préservables, ou lorsque les associés souhaitent maintenir une collaboration dans l'entreprise malgré le désaccord.
Le conciliateur, désigné par le président du tribunal, écoute les parties et propose des solutions concrètes pour rapprocher les points de vue. Si un accord est trouvé, il est constaté par le juge.
La conciliation est une procédure confidentielle, rapide et peu coûteuse, particulièrement utile lorsque les parties souhaitent éviter un contentieux tout en bénéficiant du cadre institutionnel du tribunal.
« Notre rôle est d'abord de trouver une issue, pas de plaider. Un protocole de sortie négocié en deux mois coûte dix fois moins qu'un contentieux de dix-huit mois — et préserve l'entreprise. »
Lorsque la voie amiable échoue, plusieurs procédures judiciaires sont envisageables. LLA Avocats vous accompagne devant les juridictions compétentes en Île-de-France.
Permet à un associé détenant au moins 10 % du capital de demander en justice la désignation d'un expert chargé d'analyser des opérations de gestion suspectes — rémunération excessive, convention réglementée non autorisée, investissement opaque.
En cas de blocage de la gouvernance, le président du tribunal peut désigner un mandataire chargé d'une mission précise : convoquer une AG, auditer les comptes, ou faciliter la négociation. Particulièrement utile dans les sociétés à 50/50 où aucune décision ne peut être prise.
Dans les situations les plus graves — lorsque le conflit menace la survie de l'entreprise — le tribunal peut nommer un administrateur provisoire qui se substitue aux dirigeants pour assurer la gestion courante. Mesure exceptionnelle réservée aux cas où un péril imminent est démontré.
Caractérisé lorsqu'une décision est « contraire à l'intérêt social et prise dans l'unique dessein de favoriser les membres de la majorité au détriment de la minorité » (Cass. com., 18 avril 1961). L'associé victime peut obtenir la nullité de la délibération et des dommages et intérêts.
Lorsque le conflit implique un associé-dirigeant dont la gestion est critiquée, sa révocation peut être votée en AG. En SAS, les statuts fixent les conditions. En SARL, la révocation intervient à la majorité simple, sauf clause contraire.
Possible uniquement si prévue par les statuts (SAS, SCI) ou par la loi (art. 1860 C. civ. en cas de procédure collective). La clause d'exclusion doit avoir été adoptée à l'unanimité et respecter impérativement les droits de la défense de l'associé visé.
En dernier recours, tout associé peut demander la dissolution anticipée de la société pour « justes motifs, notamment en cas de mésentente entre associés paralysant le fonctionnement de la société ». Le tribunal exige la preuve cumulative de la disparition de l'affectio societatis et de la paralysie effective. L'associé fautif ne peut pas demander la dissolution.
Durées indicatives des procédures judiciaires
Ces cas sont présentés à titre illustratif, dans le respect du secret professionnel. Toute ressemblance avec des situations réelles est fortuite.
Deux co-gérants à parts égales d'une SARL de conseil en informatique en désaccord profond sur la stratégie : l'un voulait investir massivement dans l'IA, l'autre privilégiait la consolidation de l'existant. Plus aucune décision ne pouvait être prise en assemblée générale.
Tentative de médiation pour clarifier les positions de chacun. Face à l'impasse persistante, négociation d'un protocole de cession dans lequel un associé rachète les parts de l'autre avec une clause d'earn-out liée aux résultats futurs.
Opération bouclée en quatre mois. Les deux associés ont pu poursuivre leurs projets respectifs sans contentieux judiciaire ni destruction de valeur pour l'entreprise.
L'associé majoritaire (70 %) votait chaque année la mise en réserve intégrale des bénéfices, privant le minoritaire (30 %) de tout dividende depuis cinq ans — tout en s'octroyant une rémunération de dirigeant en forte hausse.
Action en abus de majorité devant le tribunal de commerce. Production des comptes annuels démontrant la disproportion entre la rémunération du dirigeant et les bénéfices non distribués sur cinq exercices consécutifs.
Le tribunal a annulé les délibérations des trois dernières années et condamné la société au paiement des dividendes non versés. Le minoritaire a obtenu une réparation intégrale de son préjudice.
Deux ex-époux associés d'une SCI détenant un appartement à Paris. Après le divorce, l'ex-épouse occupait le bien et refusait de racheter les parts de son ex-conjoint ou de vendre le bien.
Saisine du tribunal pour obtenir une autorisation de retrait pour justes motifs sur le fondement de l'article 1869 du Code civil — le divorce constituant un juste motif selon la jurisprudence de la Cour de cassation du 11 février 2014. Désignation d'un expert pour évaluer les parts.
L'ex-époux a obtenu le remboursement intégral de la valeur de ses droits sociaux, évaluée par l'expert judiciaire conformément à l'article 1843-4 du Code civil.
Cabinet d'avocats spécialisé en droit des affaires · Paris 8ᵉ · Barreau de Paris
Nous traitons régulièrement des conflits entre associés dans toutes les formes sociales — SAS, SARL, SCI, SA — devant le TAE de Paris et les juridictions d'Île-de-France depuis plus de vingt ans.
Nous privilégions la résolution amiable pour préserver la valeur de l'entreprise. Mais nous plaidons avec détermination lorsque le contentieux est inévitable.
30 rue de Miromesnil, Paris 8ᵉ. Nous intervenons devant tous les TAE d'Île-de-France (Nanterre, Créteil, Bobigny, Meaux, Melun, Évry) et la Cour d'appel de Paris.
Premier rendez-vous à 250 € HT. Facturation au temps passé, au forfait ou au résultat selon les dossiers. Convention d'honoraires systématique (art. 10, loi 31 déc. 1971).
Réponses rédigées par les avocats de LLA Avocats et actualisées en 2025. Si vous ne trouvez pas ce que vous cherchez, n'hésitez pas à nous contacter.
Pour les sociétés commerciales (SAS, SARL, SA), c'est le Tribunal des Activités Économiques (TAE) — ex-tribunal de commerce — qui est compétent depuis le 1er janvier 2025 (art. L721-3 C. com.). Pour les sociétés civiles (SCI, société civile professionnelle), c'est le tribunal judiciaire. LLA Avocats intervient devant le TAE de Paris et les tribunaux de Nanterre, Créteil, Bobigny, Meaux, Melun et Évry.
Uniquement si les statuts prévoient une clause d'exclusion adoptée à l'unanimité (art. L227-16 et L227-19 C. com. pour la SAS), ou en cas de procédure collective de l'associé (art. 1860 C. civ. pour les sociétés civiles). En l'absence de clause, la sortie forcée n'est pas possible — il faut négocier un rachat amiable ou, en dernier recours, demander la dissolution judiciaire pour mésentente paralysante.
En référé (désignation d'un mandataire, suspension d'une décision d'urgence), comptez 2 à 4 mois. En procédure au fond (abus de majorité, dissolution, exclusion), la durée est de 12 à 18 mois en première instance devant le TAE de Paris, et 12 à 18 mois supplémentaires en appel. La résolution amiable (négociation, médiation) prend en moyenne 2 à 8 semaines — c'est pourquoi nous la privilégions systématiquement.
Le premier rendez-vous est facturé 250 € HT (300 € TTC). Une médiation coûte généralement entre 3 000 et 8 000 € HT. Un contentieux complet (première instance + appel) peut aller de 10 000 à 50 000 € HT selon les enjeux. Le cabinet propose une facturation au temps passé, au forfait ou au résultat selon les dossiers. Une convention d'honoraires écrite est systématiquement établie conformément à l'article 10 de la loi du 31 décembre 1971.
Non. Un simple désaccord ne justifie pas la dissolution. Il faut démontrer que le conflit est suffisamment grave pour paralyser le fonctionnement de la société (art. 1844-7 5° C. civ.). Le tribunal exige la preuve cumulative de la disparition de l'affectio societatis et de la paralysie effective de la société. De plus, l'associé à l'origine du conflit ne peut pas demander la dissolution lui-même. Chez LLA Avocats, nous analysons dès le premier rendez-vous si les conditions sont réunies pour envisager cette procédure.
En SAS, la liberté statutaire est maximale : les associés peuvent prévoir presque toutes les règles de gouvernance, d'exclusion et de sortie dans les statuts ou un pacte d'associés. En SARL, le cadre légal est plus rigide : la révocation du gérant intervient à la majorité simple (art. L223-25 C. com.), le co-gérant majoritaire dispose de pouvoirs très étendus — confirmés par la Cour de cassation le 31 mars 2021 — et aucune clause d'exclusion n'est possible sans disposition légale spécifique. Dans une SCI, le droit de propriété protège l'associé contre toute exclusion, sauf clause statutaire adoptée à l'unanimité.
Le pacte d'associés est un contrat conclu entre les associés organisant leurs relations au-delà des statuts : clauses de sortie, de non-concurrence, de confidentialité, de gouvernance renforcée. Il est opposable uniquement entre ses signataires. Les clauses essentielles à prévoir : médiation préalable, exclusion, buy or sell, bad/good leaver, préemption. Son coût de rédaction est dérisoire comparé à celui d'un contentieux — nous recommandons de le faire rédiger avant les premiers désaccords.
Le prix est fixé d'un commun accord entre les associés. En cas de désaccord, un expert est désigné par le président du tribunal conformément à l'article 1843-4 du Code civil. L'expert évalue les parts en tenant compte de la valeur des actifs, du passif, des perspectives de rentabilité et des éventuelles décotes (minorité, illiquidité). Sa décision s'impose aux parties et n'est pas susceptible d'appel sur le fond.
Cela dépend des statuts. Si les statuts prévoient l'unanimité ou une majorité qualifiée, le minoritaire dispose d'un droit de veto. En l'absence de clauses spécifiques, il peut néanmoins agir en abus de majorité pour contester les décisions contraires à l'intérêt social (Cass. com., 18 avr. 1961), demander une expertise de gestion (art. L223-37 C. com.) s'il détient au moins 10 % du capital, ou solliciter la désignation d'un mandataire ad hoc en cas de blocage de gouvernance.
Vous pouvez demander au tribunal une autorisation de retrait pour justes motifs sur le fondement de l'article 1869 du Code civil. La Cour de cassation a confirmé en 2014 que le divorce constitue un juste motif de retrait. Un expert sera désigné pour évaluer les parts. Les coassociés ou la société seront obligés de vous rembourser la valeur de vos droits sociaux. Si les statuts ne prévoient pas ce droit, la demande doit être formée en justice.
Un premier échange suffit souvent à clarifier la situation et identifier les options disponibles. Confidentiel, sans engagement.

