Redressement judiciaire à Paris : le guide complet 2026 par un avocat | LLA Avocats Paris

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⚡ En bref

Le redressement judiciaire est une procédure collective prévue aux articles L. 631-1 et suivants du Code de commerce. Elle permet à une entreprise en cessation des paiements de poursuivre son activité, de maintenir l’emploi et d’apurer son passif, lorsqu’un redressement demeure possible. En 2025, 21 336 redressements judiciaires ont été prononcés en France, soit une hausse de 8,6 % par rapport à 2024 — confirmant que le RJ redevient un outil central de restructuration. À Paris, le Tribunal des Activités Économiques (TAE), qui a remplacé le tribunal de commerce depuis janvier 2025, traite un volume croissant de procédures. Le cabinet LLA Avocats, situé au 30 rue de Miromesnil (Paris 8e), accompagne les dirigeants à chaque étape du redressement judiciaire.

Sommaire de l'article

🏛️ 1. Qu’est-ce que le redressement judiciaire ?

Le redressement judiciaire est une procédure collective ouverte à l’égard d’une entreprise en cessation des paiements dont le redressement demeure possible (article L. 631-1 du Code de commerce). Contrairement à la liquidation judiciaire, qui met fin à l’activité, le redressement judiciaire offre à l’entreprise une seconde chance.

Selon Me Marc Ladreit de Lacharrière, avocat associé chez LLA Avocats : « Le redressement judiciaire n’est pas un aveu d’échec. C’est un outil juridique puissant qui permet au dirigeant de restructurer son entreprise sous la protection du tribunal, de geler ses dettes et de préparer un plan de rebond. Plus le dirigeant agit tôt, plus les chances de succès sont élevées. »

Concrètement, la procédure a trois objectifs définis par la loi :

  • La poursuite de l’activité : l’entreprise continue de fonctionner pendant toute la procédure
  • Le maintien de l’emploi : les salariés sont protégés et les contrats de travail se poursuivent
  • L’apurement du passif : les dettes sont gelées puis remboursées selon un plan pouvant s’étaler sur 10 ans

📖 À lire aussi : Liquidation judiciaire à Paris : le guide complet 2026

⚖️ 2. Les conditions d’ouverture du redressement judiciaire

L’ouverture d’une procédure de redressement judiciaire suppose la réunion de deux conditions cumulatives :

🔴 Condition n°1 — La cessation des paiements

L’entreprise ne peut plus faire face à son passif exigible avec son actif disponible (article L. 631-1 du Code de commerce). Le dirigeant dispose alors d’un délai de 45 jours pour déposer une déclaration de cessation des paiements (dépôt de bilan) auprès du greffe du tribunal compétent.

🟢 Condition n°2 — Le redressement doit être possible

C’est la différence fondamentale avec la liquidation judiciaire. Si le tribunal estime que l’entreprise dispose de perspectives sérieuses de redressement — un carnet de commandes viable, un potentiel de restructuration, un marché porteur — il ouvrira un redressement judiciaire plutôt qu’une liquidation. L’avocat joue un rôle déterminant à ce stade : en présentant un dossier solide et un projet crédible, il peut convaincre le juge que l’entreprise peut être sauvée.

Qui peut demander l’ouverture ? Le débiteur lui-même (obligation légale dans les 45 jours), le ministère public, un créancier, ou le tribunal d’office. Depuis le 1er janvier 2025, c’est le Tribunal des Activités Économiques (TAE) de Paris (1, quai de la Corse, 75004 Paris) qui est compétent pour les activités commerciales, remplaçant l’ancien tribunal de commerce. Le Tribunal judiciaire de Paris (4, boulevard du Palais, 75001) reste compétent pour les professions libérales et les artisans.

📝 3. Les 5 étapes de la procédure de redressement judiciaire

Le redressement judiciaire suit un déroulement précis encadré par le Code de commerce :

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Le dépôt de la déclaration de cessation des paiements

Le dirigeant dépose au greffe du TAE de Paris la déclaration de cessation des paiements, accompagnée des pièces justificatives : situation de trésorerie, liste des créanciers et des dettes, état de l’actif disponible, comptes annuels, effectif salarié. L’avocat prépare et sécurise ce dossier en s’assurant que la présentation des perspectives de redressement est convaincante — c’est ce qui fera la différence entre un redressement et une liquidation. Voir notre guide : Comment déposer le bilan.

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Le jugement d’ouverture

Le tribunal examine le dossier et rend un jugement d’ouverture de redressement judiciaire. Il nomme les organes de la procédure : un administrateur judiciaire (qui assiste ou surveille le dirigeant), un mandataire judiciaire (qui représente les créanciers), un juge-commissaire et un représentant des salariés. Ce jugement est publié au BODACC, au RCS et dans un journal d’annonces légales. Le dirigeant reste aux commandes de l’entreprise — c’est une différence majeure avec la liquidation.

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La période d’observation

C’est la phase centrale du redressement judiciaire. D’une durée initiale de 6 mois, renouvelable une fois (soit 12 mois maximum, voire 18 mois dans des cas exceptionnels sur demande du ministère public — article L. 621-3 du Code de commerce), elle permet :

  • Le gel des poursuites : les créanciers antérieurs au jugement ne peuvent plus engager de poursuites individuelles (article L. 622-21 du Code de commerce)
  • Le gel des dettes : les dettes antérieures sont « gelées » et ne peuvent plus être payées
  • La poursuite de l’activité : l’entreprise continue de fonctionner sous le contrôle de l’administrateur judiciaire
  • La vérification des créances : le mandataire judiciaire vérifie les déclarations de créances et émet un avis sur chacune
  • L’élaboration du plan : le dirigeant, assisté de l’administrateur et de son avocat, prépare un projet de plan de redressement

⚠️ Attention : pendant la période d’observation, le tribunal peut à tout moment prononcer la conversion du redressement en liquidation judiciaire si l’entreprise ne parvient pas à faire face à ses charges courantes post-jugement. L’accompagnement d’un avocat spécialisé est déterminant pour éviter cette conversion.

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L’adoption du plan de redressement

À l’issue de la période d’observation, le tribunal statue sur le plan de redressement. Deux types de plans sont possibles :

  • Le plan de continuation : le dirigeant conserve l’entreprise et rembourse les dettes selon un échéancier pouvant s’étaler sur 10 ans (article L. 626-12 du Code de commerce). C’est l’issue la plus favorable pour le dirigeant.
  • Le plan de cession : l’entreprise est cédée à un repreneur qui s’engage à poursuivre l’activité, maintenir les emplois et payer un prix de cession.
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L’exécution du plan et la clôture

Une fois le plan adopté, le dirigeant doit respecter scrupuleusement l’échéancier de remboursement fixé par le tribunal. En cas de non-respect, le tribunal peut prononcer la résolution du plan et ouvrir une liquidation judiciaire. Si le plan est exécuté jusqu’à son terme, la procédure est clôturée et l’entreprise retrouve sa pleine liberté. La durée totale varie de 6 mois (redressement rapide) à plusieurs années (plan de continuation sur 10 ans).

👨‍⚖️ 4. Le rôle de l’avocat en redressement judiciaire à Paris

L’accompagnement par un avocat spécialisé est déterminant pour le succès du redressement judiciaire. Contrairement à la liquidation où le dirigeant est dessaisi, dans le redressement le dirigeant reste aux commandes — et son avocat est son allié stratégique à chaque étape.

🎯En amontAnalyse la situation, évalue les chances de redressement, prépare le dossier de dépôt de bilan, choisit la procédure adaptée (sauvegarde, redressement, mandat ad hoc)
🛡️Pendant la période d’observationRelations avec l’administrateur et le mandataire judiciaires, gestion des contestations de créances, défense contre la conversion en liquidation, préparation du plan de redressement
📑Adoption du planÉlaboration d’un plan de continuation réaliste et convaincant, négociation avec les créanciers, présentation du plan au tribunal
Protection du dirigeantDéfend contre les actions en responsabilité personnelle, comblement de passif, interdiction de gérer, cautions personnelles
🔄En cas de conversion en LJAppel immédiat du jugement, demande de suspension d’exécution provisoire, argumentation devant la Cour d’appel pour obtenir l’infirmation

📖 Lecture approfondie : Le rôle réel de l’avocat dans le cadre des procédures collectives — LLA Avocats

💼 5. Les conséquences du redressement judiciaire

Pour le dirigeant

Contrairement à la liquidation judiciaire, le dirigeant reste aux commandes de son entreprise pendant le redressement judiciaire. L’administrateur judiciaire le surveille ou l’assiste selon la mission confiée par le tribunal, mais le dirigeant conserve le pouvoir de gestion au quotidien. Il continue de signer les contrats, de gérer les salariés et de piloter l’activité.

⚠️ Attention : en cas de faute de gestion ayant contribué à l’insuffisance d’actif, le dirigeant peut être condamné au comblement de passif (article L. 651-2 du Code de commerce) ou à une interdiction de gérer. Il est essentiel de se faire accompagner par un avocat pour anticiper et prévenir ces risques. Voir notre article : Déposer le bilan sans engager sa responsabilité personnelle.

Pour les salariés

Les contrats de travail se poursuivent pendant le redressement judiciaire. Les salariés bénéficient de protections spécifiques :

  • Les salaires postérieurs au jugement constituent des créances privilégiées payées à leur échéance normale
  • Les salaires antérieurs impayés sont garantis par l’AGS (Association pour la gestion du régime de Garantie des créances des Salariés)
  • Les licenciements économiques sont possibles mais strictement encadrés : ils doivent présenter un caractère urgent, inévitable et indispensable, et sont soumis à l’autorisation du juge-commissaire

Pour les contrats en cours

Les contrats en cours au jour du jugement d’ouverture se poursuivent de plein droit (article L. 622-13 du Code de commerce). L’administrateur judiciaire dispose de la faculté d’exiger l’exécution des contrats en cours ou d’y mettre fin. Les cocontractants ne peuvent pas résilier un contrat au seul motif de l’ouverture de la procédure. Voir notre analyse : Le sort des contrats en cours en redressement et liquidation judiciaire.

Pour le bail commercial

Le bail commercial n’est pas résilié automatiquement par l’ouverture du redressement judiciaire. L’administrateur peut décider de le poursuivre, et le bailleur ne peut demander la résiliation qu’après un délai de 3 mois de loyers impayés post-jugement. Voir : Le sort du bail commercial en procédure collective.

Pour les dettes

Le redressement judiciaire emporte arrêt des poursuites individuelles des créanciers et gel des dettes antérieures. Les créanciers doivent déclarer leurs créances auprès du mandataire judiciaire dans un délai de 2 mois à compter de la publication du jugement au BODACC. Ce gel constitue une protection majeure qui permet à l’entreprise de « respirer » et de se restructurer.

🚀 6. Le plan de continuation : comment sauver l’entreprise

Le plan de continuation est l’objectif ultime du redressement judiciaire. Adopté par le tribunal à l’issue de la période d’observation, il fixe les modalités de remboursement du passif et les engagements du dirigeant pour l’avenir.

CaractéristiqueDétail
Durée maximale10 ans (15 ans pour les exploitants agricoles)
ÉchéancierAnnuités progressives — la 1re année peut être réduite voire nulle pour laisser à l’entreprise le temps de se redresser
Remises de dettesLe tribunal peut imposer des remises de dettes aux créanciers ou des délais supplémentaires
Engagements du dirigeantMaintien de l’emploi, objectifs de chiffre d’affaires, investissements, respect des échéances
Non-respect du planRésolution du plan et ouverture d’une liquidation judiciaire
Taux de réussite25 à 30 % des entreprises en RJ obtiennent un plan de continuation (source : Ministère de l’Économie / France Stratégie)

Selon Me Marc Ladreit de Lacharrière : « La qualité de la préparation du plan de continuation est le facteur n°1 de succès. Un plan réaliste, étayé par des projections financières crédibles et un carnet de commandes solide, convainc le tribunal. Un plan bâclé mène à la liquidation. C’est là que l’avocat fait la différence. »

📊 7. Chiffres clés 2025 : le redressement judiciaire en France et à Paris

IndicateurChiffre 2025Source
Redressements judiciaires en France21 336Altares, bilan annuel 2025
Évolution sur un an+8,6 % par rapport à 2024Altares
Évolution depuis 2019 (pré-Covid)13 715 → 21 336 = +57 %CNAJMJ / CMC Avocats
Part des RJ dans les procédures collectives~30 % (contre 67 % pour les liquidations)Altares
Total des procédures collectives en France~70 000Altares / Infogreffe
Taux de réussite (plan de continuation obtenu)25 à 30 %Ministère de l’Économie / France Stratégie
Emplois menacés par les défaillances267 000 salariés et dirigeantsAltares, T4 2025

💡 Fait marquant 2025 : alors que les liquidations judiciaires stagnent (+0,9 %), les redressements judiciaires sont en forte hausse (+8,6 %). Comme le souligne l’Observatoire du CNAJMJ, le redressement judiciaire redevient un outil central de restructuration. Les dirigeants prennent conscience que la procédure peut sauver l’entreprise et l’emploi.

📂 8. Étude de cas : une SAS parisienne sauvée par le redressement judiciaire

⚠️ Cette étude de cas est fictive mais réaliste. Elle illustre une situation type rencontrée en cabinet.

Le contexte

Une société de services numériques, emploie plus de 11 salariés et réalise un chiffre d’affaires de plus de 2 M€. Suite à la perte soudaine de deux clients majeurs représentant 40 % du CA et au remboursement du PGE (Prêt Garanti par l’État), l’entreprise se retrouve en cessation des paiements avec un passif exigible de plus de 500.000 € et un actif disponible de moins de 100.000 €.

L’intervention de LLA Avocats

Le dirigeant consulte LLA Avocats 15 jours avant l’expiration du délai de 45 jours. Me Marc Ladreit de Lacharrière analyse la situation et identifie des perspectives de redressement : un carnet de commandes en reconstitution, deux prospects sérieux en négociation, et une masse salariale restructurable.

Stratégie retenue : dépôt de la déclaration de cessation des paiements avec demande d’ouverture de redressement judiciaire (et non de liquidation). Le dossier présenté au tribunal de commerce comprend un business plan sur 12 mois, une attestation du commissaire aux comptes sur la viabilité de l’activité, et les lettres d’intention des deux prospects.

Le déroulement de la procédure

  • Avril  : le TAE de Paris ouvre un redressement judiciaire. Un administrateur judiciaire est nommé avec une mission d’assistance. Les poursuites des créanciers sont suspendues — l’URSSAF, le bailleur et les fournisseurs ne peuvent plus agir.
  • Mai-Juin  : pendant la période d’observation, les deux prospects signent des contrats. Des licenciements économiques sont autorisés par le juge-commissaire, réduisant la masse salariale de 30 %.
  • janvier n+1 : LLA Avocats présente un plan de continuation au tribunal : remboursement du passif de  sur 8 ans, avec une première annuité réduite à 5 %. Les créanciers sont consultés.
  • avril n+1 2026 : le tribunal adopte le plan de continuation. L’entreprise est sauvée, un grand nombre emplois sont préservés.

Les résultats

IndicateurRésultat
Procédure obtenueRedressement judiciaire (pas de liquidation)
Plan de continuation8 ans — passif étalé
Emplois préservésà 70%
Patrimoine personnel du dirigeantIntégralement protégé
Durée totale de la procédure12 mois jusqu’à l’adoption du plan

💡 Le facteur décisif : la consultation précoce d’un avocat spécialisé a permis de présenter un dossier solide au tribunal et d’obtenir un redressement judiciaire au lieu d’une liquidation. Si le dirigeant avait attendu l’expiration du délai de 45 jours sans préparer de plan, la liquidation aurait été prononcée.

❓ 9. FAQ — Questions fréquentes sur le redressement judiciaire

Quelle est la différence entre redressement judiciaire et liquidation judiciaire ?

Le redressement judiciaire est ouvert lorsque l’entreprise est en cessation des paiements mais que son redressement demeure possible. L’activité se poursuit et le dirigeant reste aux commandes. La liquidation judiciaire est prononcée lorsque le redressement est manifestement impossible : l’activité cesse et les actifs sont vendus pour rembourser les créanciers.

Combien de temps dure un redressement judiciaire ?

La période d’observation dure initialement 6 mois, renouvelable une fois (12 mois maximum). Si un plan de continuation est adopté, la durée totale de remboursement peut s’étaler sur 10 ans maximum. En pratique à Paris, les dossiers bien préparés aboutissent à un plan en 6 à 12 mois.

Le dirigeant peut-il continuer à gérer l’entreprise en redressement judiciaire ?

Oui. Contrairement à la liquidation judiciaire où le dirigeant est dessaisi, dans le redressement, il reste à la tête de l’entreprise. L’administrateur judiciaire le surveille ou l’assiste, mais le dirigeant conserve le pouvoir de gestion au quotidien.

Que deviennent les salariés en cas de redressement judiciaire ?

Les contrats de travail se poursuivent. Les salaires postérieurs au jugement sont payés normalement (créances privilégiées). Les salaires antérieurs impayés sont garantis par l’AGS. Des licenciements économiques sont possibles mais strictement encadrés et soumis à autorisation du juge-commissaire.

Peut-on convertir une liquidation judiciaire en redressement ?

Oui, par la voie de l’appel. Si le tribunal a prononcé une liquidation alors que des perspectives de redressement existaient, l’avocat peut interjeter appel et obtenir l’infirmation du jugement devant la Cour d’appel. Cette stratégie suppose de démontrer que le redressement est viable (business plan, carnet de commandes, attestations).

Combien coûte un avocat pour un redressement judiciaire à Paris ?

Les honoraires varient selon la complexité du dossier, la taille de l’entreprise et le passif concerné. Chez LLA Avocats, le premier rendez-vous de travail est facturé 300 € HT. Le cabinet propose ensuite un taux horaire ou un forfait adapté. La transparence sur les honoraires est un engagement du cabinet. Contactez-nous pour un devis : 01 86 95 83 98.

Quelle est la différence entre sauvegarde et redressement judiciaire ?

La sauvegarde est ouverte avant la cessation des paiements : l’entreprise anticipe ses difficultés. Le redressement judiciaire intervient après la cessation des paiements. La sauvegarde présente des taux de réussite significativement plus élevés que le redressement, car l’entreprise agit plus tôt.

Quels sont les signaux d’alerte qui doivent alerter le dirigeant ?

Cinq signaux doivent déclencher une consultation immédiate avec un avocat : (1) trésorerie en berne depuis plus de 2 mois, (2) difficulté à payer les fournisseurs à échéance, (3) retards de paiement URSSAF ou fiscal, (4) perte d’un client majeur sans remplacement, (5) impossibilité de rembourser un PGE ou un emprunt bancaire.

Comment déclarer la cessation des paiements au TAE de Paris ?

La déclaration se fait au greffe du Tribunal des Activités Économiques de Paris (1, quai de la Corse, 75004 Paris) pour les activités commerciales, ou au Tribunal judiciaire de Paris (4, boulevard du Palais, 75001) pour les professions libérales. Le dirigeant dispose d’un délai impératif de 45 jours à compter de la cessation des paiements. L’assistance d’un avocat pour la préparation du dossier est vivement recommandée.

Peut-on obtenir un plan de continuation sur 10 ans ?

Oui. L’article L. 626-12 du Code de commerce prévoit un étalement maximal de 10 ans. En pratique, les plans sur 8 à 10 ans sont courants lorsque le passif est important mais que l’activité est viable. Le tribunal fixe un échéancier progressif avec des annuités croissantes.

Que se passe-t-il si le plan de continuation n’est pas respecté ?

Si le dirigeant ne respecte pas l’échéancier de remboursement fixé par le plan, ou si l’entreprise se retrouve à nouveau en cessation des paiements pendant l’exécution du plan, le tribunal prononce la résolution du plan et ouvre une liquidation judiciaire (ou un nouveau redressement). Le respect strict du plan est donc essentiel.

Le redressement judiciaire est-il inscrit au casier judiciaire du dirigeant ?

Non. Le redressement judiciaire est une procédure qui concerne l’entreprise, pas le dirigeant à titre personnel. Il n’est pas inscrit au casier judiciaire. Seules les sanctions personnelles (interdiction de gérer, faillite personnelle) peuvent y figurer — et elles ne sont prononcées qu’en cas de faute de gestion avérée.

Comment éviter le redressement judiciaire ?

Plusieurs procédures préventives permettent de traiter les difficultés avant la cessation des paiements : le mandat ad hoc, la conciliation et la sauvegarde. Plus le dirigeant consulte un avocat tôt, plus les options sont nombreuses et les chances de succès élevées.



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