Entreprises en difficulté Reprise d'actifs Opportunité · Offres avant le 18/11/2026 Publié le 5 novembre 2026 Lecture : 10 min

Reprise d'un restaurant en liquidation judiciaire à Paris : le Fondue ChongQing (12e),
449 m² avenue Daumesnil

Un restaurant de 449 m² sur deux niveaux, d'environ 180 couverts avec terrasse, situé 145 avenue Daumesnil dans le 12e arrondissement de Paris, est proposé à la reprise après la liquidation judiciaire de son exploitant. La reprise d'un restaurant en liquidation judiciaire à Paris permet d'acquérir un local entièrement agencé, à condition de déposer une offre conforme avant le 18 novembre 2026 à 17h00.

Me Marc Ladreit de Lacharrière Avocat associé · Barreau de Paris
Paris 8e · Île-de-France
En bref
  • Quoi : cession de gré à gré du fonds de commerce du restaurant Fondue ChongQing (fondue chinoise / hot-pot), exploité depuis décembre 2015.
  • Où : 145 avenue Daumesnil, 75012 Paris, environ 449 m² sur deux niveaux, environ 180 couverts et une terrasse.
  • Bail commercial : loyer de base contractuel 120 000 € HT/HC par an, indexé chaque année, destination restauration traditionnelle, avec un droit de préférence au profit du bailleur.
  • Qui vend : la SELAS ETUDE JP (Me Jérôme Pierrel), liquidateur désigné par le Tribunal des activités économiques de Paris.
  • Date limite : plis cachetés avant le 18 novembre 2026 à 17h00 ; audience le 19 novembre à 14h00.
  • Atout : le bailleur pourrait envisager un abandon partiel de sa créance locative selon le sérieux du projet (sans engagement).
  • LLA Avocats dispose du dossier de présentation et peut vous le transmettre, puis vous accompagner jusqu'à l'audience.
Sommaire de l'article

Ce que vous allez apprendre

L'opportunité

I. Quelle est l'opportunité à saisir avenue Daumesnil ?

Le fonds de commerce du restaurant Fondue ChongQing, 145 avenue Daumesnil (Paris 12e), est mis en vente par le liquidateur judiciaire par voie de plis cachetés, en vue d'une cession de gré à gré autorisée par le juge-commissaire.

Le repreneur pourra exploiter un local de restauration de grande capacité, déjà aménagé et équipé, avec un bail commercial en cours.

A. Un restaurant de grande capacité, entièrement agencé

Le restaurant bénéficie d'une implantation visible sur rue, dans un secteur commerçant du 12e arrondissement. Ouvert en décembre 2015, il est spécialisé dans la fondue chinoise (hot-pot), sur place et à emporter.

L'activité a cessé le 14 juillet 2026. La liquidation judiciaire a été prononcée le 3 septembre 2026 par le Tribunal des activités économiques de Paris, qui a désigné la SELAS ETUDE JP (Me Jérôme Pierrel) comme liquidateur.

Fiche du fonds (source : dossier du liquidateur)
EnseigneFondue ChongQing · fondue chinoise / hot-pot
Adresse145 avenue Daumesnil, 75012 Paris
Surface≈ 449 m² : 174,7 m² au rez-de-chaussée + 274,6 m² au 1er étage
Capacité≈ 180 couverts + terrasse de 18 à 20 places
AgencementTables à plaques de cuisson intégrées, mobilier, mezzanine
Loyer de base120 000 € HT/HC par an + loyer variable de 7 % du CA au-delà
Mode de venteGré à gré par plis cachetés · dossier n° 1965
En pratique

Les tables équipées de plaques de cuisson sont un atout pour un concept de hot-pot, de barbecue coréen ou de shabu-shabu. Pour un autre concept, chiffrez dès la visite le coût de réaménagement.

B. Ce que comprend la cession

La cession de gré à gré est la vente d'un bien du débiteur en liquidation judiciaire, autorisée par ordonnance du juge-commissaire (art. L. 642-19 C. com.). L'offre peut porter sur :

  • les éléments incorporels : droit au bail, clientèle, enseigne, nom de domaine, contrats transmissibles ;
  • les éléments corporels : matériel et mobilier inventoriés par le commissaire de justice (hors biens revendiqués, stock et matériel roulant) ;
  • le stock éventuel, en sus du prix, à dire d'expert.

Une offre portant sur le seul droit au bail est également possible, sous réserve de l'accord exprès du bailleur, qui pourrait alors proposer un nouveau bail.

Dossier n° 1965

  • Activité
    Restaurant · fondue chinoise
  • Adresse
    145 av. Daumesnil, 12e
  • Surface
    ≈ 449 m² sur deux niveaux
  • Capacité
    ≈ 180 couverts + terrasse
  • Loyer de base
    120 000 € HT / an
  • Visite
    12 nov. · 15h
  • Dépôt des offres
    18 nov. · avant 17h00
  • Audience
    19 nov. · 14h00
Recevoir le dossier de reprise
Le bail

II. Que faut-il savoir sur le bail commercial ?

Le bail du 145 avenue Daumesnil est l'élément central de cette reprise : il conditionne le coût d'exploitation, la durée de votre installation et la faisabilité même de la cession.

Quatre points méritent une analyse précise avant tout dépôt d'offre.

A. Loyer, charges et dépôt de garantie

  • Loyer de base : 120 000 € HT/HC par an à l'origine, payable trimestriellement d'avance, indexé chaque 1er janvier sur l'ILC (le loyer actuel, après indexation, est à vérifier dans le dossier).
  • Loyer variable : 7 % HT du chiffre d'affaires, dû pour la part excédant le loyer de base (terrasse comprise).
  • Dépôt de garantie : à rembourser en sus du prix. Il est égal à un quart du loyer annuel et suit son évolution : 38 973 € figurent à l'actif au 31 décembre 2025, soit le quart d'un loyer indexé d'environ 156 000 €.
  • Clauses pénales : majoration de 10 % en cas de retard ; en fin de bail, indemnité d'occupation égale au loyer majoré de 50 %.
  • Destination : restauration traditionnelle exclusivement ; activités accessoires limitées à 10 % du CA.

B. Une échéance proche : mai 2027

Selon le dossier, le bail a été consenti pour 12 ans à compter de la livraison des locaux, soit une échéance au plus tard le 29 mai 2027. Le dossier relève toutefois une contradiction : les conditions principales mentionnent une durée de 10 ans.

À retenir

Avec une échéance aussi proche, la question du renouvellement du bail et du loyer de renouvellement doit être anticipée dès l'offre. Un bail conclu pour plus de neuf ans échappe au plafonnement du loyer de renouvellement (art. L. 145-34 C. com.) : le loyer pourra être fixé à la valeur locative. Si la durée de 10 ans devait l'emporter, le bail serait déjà en tacite prolongation depuis 2025, et le bailleur pourrait donner congé avec six mois de préavis, pour le dernier jour d'un trimestre civil (art. L. 145-9 C. com.). Le repreneur fait son affaire personnelle d'un éventuel renouvellement.

C. Le droit de préférence du bailleur

Le bail confère au bailleur un droit de préférence à égalité de conditions, pour lui-même ou toute personne qu'il se substitue. Le projet de cession doit lui être notifié par LRAR (identité de l'acquéreur, prix, conditions) ; il dispose alors de deux mois pour l'exercer. Le bail précise que cette procédure s'applique à toute cession, « amiable ou par adjudication », et que son non-respect rend la cession inopposable au bailleur.

Le bailleur doit aussi agréer le cessionnaire, mais il ne peut refuser que pour des motifs sérieux et légitimes. Il concourt à l'acte, et tout changement d'enseigne suppose son agrément écrit.

⚖️ Bon à savoir
La Cour de cassation juge que le liquidateur autorisé par le juge-commissaire à céder le fonds doit respecter la clause du bail qui stipule un droit de préférence au profit du bailleur (Cass. com., 13 février 2007, n° 06-11.289), et que la cession du bail, même incluse dans celle du fonds, se fait aux conditions prévues par le contrat (Cass. com., 19 avril 2023, n° 21-20.655). Le risque de voir le bailleur se substituer au repreneur est donc réel : c'est un point que nous examinons systématiquement avant de déposer une offre.

D. Créance locative et éventuel abandon partiel

Le bailleur détient une créance locative antérieure importante. Selon l'annonce du liquidateur, le bail comporte une clause de solidarité inversée, susceptible de mettre à la charge du repreneur les sommes dues par l'ancien exploitant avant la cession. Selon le bail, le cessionnaire est « tenu, dans tous les cas, de toutes les obligations résultant du présent bail […] restées à la charge du Cédant au jour de la cession ».

Une ouverture du bailleur

Le conseil du bailleur a indiqué que celui-ci pourrait envisager un abandon partiel de sa créance, en fonction de la qualité et du sérieux du projet présenté. Aucun engagement ferme n'a été pris. Votre offre doit donc présenter de façon convaincante votre expérience en restauration, votre solvabilité et vos capacités financières.

Vous envisagez de reprendre ce restaurant ?
Demandez-nous le dossier de présentation : notre équipe analyse le bail et sécurise votre offre avant le 18 novembre. Recevoir le dossier

01

Loyer de base

120 000 € HT / an

Plus un loyer variable de 7 % du CA au-delà du loyer de base, indexation annuelle sur l'ILC.

02

Échéance du bail

Mai 2027

Bail de 12 ans selon le dossier (10 ans selon une autre clause) : le renouvellement est à anticiper.

03

Droit de préférence

2 mois · clé

Le bailleur peut se substituer à l'acquéreur à égalité de conditions ; il doit aussi agréer le repreneur.

04

Solidarité inversée

Arriérés

Le cessionnaire peut être tenu des sommes restées à la charge de l'ancien exploitant.

05

Abandon partiel

Possible

Le bailleur pourrait réduire sa créance selon le sérieux du projet, sans engagement à ce stade.

Les dates à retenir

  1. 01
    Visite · 12 nov. à 15h00

    145 avenue Daumesnil, 75012 Paris.

  2. 02
    ⏱ Dépôt des offres · 18 nov. avant 17h00

    Sous pli cacheté, en l'étude de Me Van Kemmel, commissaire de justice audiencier, 1 quai de la Corse, 75004 Paris.

  3. 03
    Audience · 19 nov. à 14h00

    Ouverture des plis au Tribunal des activités économiques de Paris ; présence physique souhaitée.

  4. 04
    Entrée en jouissance

    au jour de l'ordonnance : loyers, charges, assurances et impôts sont dès lors à votre charge.

  5. 05
    Transfert définitif

    par la signature des actes de cession, établis par le conseil du liquidateur (frais à la charge de l'acquéreur).

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Durée & délais

III. Quel est le calendrier à respecter ?

Les offres doivent être déposées sous pli cacheté avant le 18 novembre 2026 à 17h00 ; toute offre reçue après cette heure pourra être jugée irrecevable.

Il reste moins de deux semaines pour visiter, analyser le bail, réunir le financement et rédiger l'offre.

ÉtapeDateLieu / modalité
Visites5 et 12 novembre 2026 à 15h00145 avenue Daumesnil, 75012 Paris
⚠️ Dépôt des offres18 novembre 2026 avant 17h00Étude de Me Van Kemmel, 1 quai de la Corse, 75004 Paris
Ouverture des plis19 novembre 2026 à 14h00Tribunal des activités économiques de Paris · présence physique souhaitée
Entrée en jouissanceJour de l'ordonnanceRemise des clés sous conditions
Transfert de propriétéAprès ordonnance définitiveActes rédigés par le conseil du liquidateur
Frise du calendrier de la reprise du restaurant Fondue ChongQing, 145 avenue Daumesnil à Paris 12e : visites les 5 et 12 novembre 2026 à 15h, dépôt des offres sous pli cacheté avant le 18 novembre à 17h, audience d'ouverture des plis le 19 novembre à 14h, ordonnance du juge-commissaire valant entrée en jouissance, puis signature des actes de cession
Calendrier de la reprise du 145 avenue Daumesnil (dossier n° 1965), d'après le dossier de présentation du liquidateur. Seule l'heure de réception de l'offre compte, pas celle de l'envoi.
⚠️ Délai impératif

En cas d'envoi postal, l'offre doit être reçue avant l'heure limite, sous double enveloppe, avec le mandat de représentation du déposant. Privilégiez un dépôt en main propre.

Procédure

IV. Comment déposer une offre de reprise recevable ?

Une offre recevable est une offre ferme, définitive et sans condition, au prix « net vendeur » ventilé, accompagnée d'un chèque de banque et de toutes les pièces exigées par le cahier des charges.

Pour ce dossier, le liquidateur exige en plus des justificatifs d'expérience et de solvabilité. Agir avant le 18 novembre :

  1. Définir le périmètre repris (actifs, stock, contrats) et préciser si l'offre est divisible.
  2. Fixer un prix ferme, en euros, « net vendeur », ventilé par élément.
  3. Préparer la garantie : chèque de banque à l'ordre de la SELAS ETUDE JP, 100 % du prix jusqu'à 100 000 €, 50 % au-delà.
  4. Joindre l'identité du candidat (pièce d'identité ; ou statuts + Kbis de moins de 3 mois).
  5. Rédiger le projet économique et la présentation de votre expérience en restauration.
  6. Justifier votre solvabilité : bilans, attestations bancaires, fonds disponibles.
  7. Signer la déclaration d'indépendance (art. L. 642-3 C. com., applicable aux cessions d'actifs par renvoi de l'art. L. 642-20), l'attestation de sincérité du prix et l'attestation d'origine des fonds exigées par le cahier des charges.
  8. Prévoir le remboursement du dépôt de garantie, en sus du prix.
À retenir

Selon le cahier des charges, l'offre est irrévocable jusqu'à l'ordonnance du juge-commissaire, qui autorise la cession aux prix et conditions qu'il détermine et n'est pas tenu de retenir l'offre la plus élevée. Ne peuvent pas acquérir, même par personne interposée, le débiteur, ses dirigeants de droit ou de fait, leurs parents ou alliés jusqu'au 2e degré inclusivement, ni les contrôleurs. L'ordonnance peut faire l'objet d'un appel dans les dix jours de sa notification (art. R. 642-37-3 et R. 661-3 C. com.) : la vente ne devient définitive qu'ensuite.

Limites

V. Quels sont les points de vigilance pour un repreneur ?

Reprendre un restaurant en liquidation judiciaire, c'est acheter « en l'état », sans garantie du vendeur : la situation du bail, des locaux et des contrats reste à la charge du repreneur.

Point de vigilanceCe qu'il faut vérifierPourquoi c'est important
Échéance du bailDurée réelle (10 ou 12 ans), conditions de renouvellementUne fin de bail en 2027 peut modifier le loyer
Droit de préférenceDélai et modalités d'exerciceLe bailleur peut, en principe, se substituer à vous
Créance locativeClause de solidarité inversée, abandon partiel négociéRisque financier significatif
Résiliation du bailLe bailleur peut encore agir en résiliation pour des causes antérieures au jugement jusqu'au 20 décembre 2026 environ (trois mois après la publication au BODACC)Risque de perdre le local après l'ordonnance
EnseigneEnseigne mentionnée au bail, agrément du bailleurAvenant nécessaire en cas de changement
TerrasseAutorisation municipaleNon garantie par le bail
ConformitéExtraction et hottes (un rapport et un devis d'un prestataire spécialisé figurent parmi les documents du liquidateur), sécurité incendie, accessibilitéTravaux à la charge du repreneur
Salariés8 salariés licenciés le 16 septembre 2026 ; priorité de réembaucheEngagement à en faire votre affaire
RevendicationsBiens revendiqués dans les 3 mois de la publication au BODACC (art. L. 624-9 C. com.)Exclus de la cession

⚖️ Bon à savoir
En liquidation judiciaire, la clause imposant au cédant une solidarité avec le cessionnaire est réputée non écrite (art. L. 641-12 C. com., al. 2). En revanche, la clause rendant le cessionnaire garant des dettes locatives antérieures lui est opposable, même en cas de cession autorisée par le juge-commissaire (Cass. com., 27 septembre 2011, n° 10-23.539) : c'est précisément l'enjeu de ce dossier.

Notre accompagnement

VI. Pourquoi vous faire accompagner par LLA Avocats pour votre offre de reprise ?

LLA Avocats, cabinet d'avocats au Barreau de Paris, accompagne les candidats repreneurs dans les reprises d'actifs en liquidation judiciaire, de l'analyse du bail jusqu'à la signature des actes.

Sur ce dossier, l'enjeu principal est le bail : échéance, droit de préférence, créance locative.

Le dossier de présentation est disponible auprès du cabinet
LLA Avocats dispose du dossier de présentation valant cahier des charges (conditions de cession, bail, modèles d'attestations). Sur simple demande, nous pouvons vous le transmettre pour que vous étudiiez l'opportunité sans attendre.

  1. Vous transmettre et analyser le dossier : bail, inventaire, comptes 2025, état des inscriptions.
  2. Sécuriser la question du bail : échéance, préférence, agrément, solidarité inversée.
  3. Préparer la présentation de votre expérience et de votre solvabilité, clé d'une éventuelle négociation avec le bailleur.
  4. Rédiger et déposer votre offre dans les délais, en qualité de mandataire.
  5. Vous représenter à l'audience d'ouverture des plis du 19 novembre 2026.
  6. Vous assister à la signature des actes et dans vos échanges avec le bailleur.
En pratique

Les frais d'actes établis par le conseil du liquidateur restent à la charge de l'acquéreur. L'assistance de votre propre avocat est distincte et vise à défendre vos intérêts. Nos honoraires sont fixés par convention d'honoraires, communiquée avant toute intervention.

Cas pratiques

Trois situations types de candidats repreneurs

Exemple fictif à visée pédagogique

Le restaurateur qui veut un second établissement

Situation
Un restaurateur exploitant un restaurant coréen dans le 13e souhaite reprendre le local et ses tables à plaques intégrées.

Problème
Le juge-commissaire examine l'offre, mais le bailleur doit agréer le repreneur et pourrait exercer son droit de préférence.

Démarche
L'avocat joint un dossier complet (bilans, références, projet) et analyse en amont le droit de préférence.

Résultat possible
Une offre crédible, susceptible de faciliter l'agrément et une discussion sur la créance locative.

Exemple fictif à visée pédagogique

L'investisseur qui découvre l'échéance du bail

Situation
Un investisseur prévoit 250 000 € de travaux pour un nouveau concept.

Problème
Le bail arrive à échéance en mai 2027 et le loyer de renouvellement est incertain.

Démarche
L'avocat analyse la durée réelle du bail et les conditions de renouvellement, et intègre ce risque dans le prix.

Résultat possible
Un prix d'offre ajusté au risque, plutôt qu'un investissement exposé.

Exemple fictif à visée pédagogique

La chaîne intéressée par le seul local

Situation
Une chaîne de restauration veut le local mais pas le concept hot-pot.

Problème
L'offre sur le droit au bail seul suppose l'accord exprès du bailleur ; la destination est limitée à la restauration traditionnelle.

Démarche
Offre distincte « droit au bail uniquement », avec vérification de la compatibilité du concept.

Résultat possible
Une offre étudiée par le bailleur, qui pourrait proposer un nouveau bail.

FAQ

Questions fréquentes sur la reprise d'un restaurant en liquidation judiciaire

01 Comment reprendre un restaurant en liquidation judiciaire à Paris ?

Vous déposez une offre sous pli cacheté auprès de l'officier désigné par le liquidateur, avant la date limite. Pour le Fondue ChongQing, le dépôt se fait chez Me Van Kemmel, 1 quai de la Corse (Paris 4e), avant le 18 novembre 2026 à 17h00. Le juge-commissaire autorise ensuite par ordonnance la cession aux prix et conditions qu'il détermine (art. L. 642-19 C. com.).

02 Quel est le loyer du restaurant de l'avenue Daumesnil ?

Le loyer de base prévu au bail est de 120 000 € hors taxes et hors charges par an, selon le dossier du liquidateur, indexé chaque année sur l'indice des loyers commerciaux : le loyer actuel est plus élevé. S'y ajoute, le cas échéant, un loyer variable : si 7 % du chiffre d'affaires hors taxes dépasse le loyer de base, la différence est due en plus.

03 Le repreneur doit-il payer les loyers impayés de l'ancien exploitant ?

C'est possible, et c'est le point clé de ce dossier. Selon le liquidateur, le bail comporte une clause de solidarité inversée susceptible de mettre à la charge du repreneur les sommes dues avant la cession. Le bailleur pourrait envisager un abandon partiel de sa créance, sans engagement. Une analyse du bail par un avocat est indispensable.

04 Le bailleur peut-il racheter le fonds à ma place ?

Le bail prévoit un droit de préférence du bailleur à égalité de conditions, à exercer dans les deux mois de la notification du projet de cession. La jurisprudence impose au liquidateur de respecter ce type de clause, même lorsque la cession est autorisée par le juge-commissaire (Cass. com., 13 février 2007, n° 06-11.289) : le bailleur peut donc, en principe, se substituer à vous. Il doit également agréer le repreneur.

05 Combien faut-il verser pour garantir son offre ?

Vous joignez un chèque de banque à l'ordre de la SELAS ETUDE JP : la totalité du prix s'il est inférieur ou égal à 100 000 €, 50 % au-delà. Depuis l'étranger, seule une attestation de blocage de fonds d'une banque de premier ordre est acceptée. Le chèque est restitué aux candidats non retenus.

06 Peut-on reprendre uniquement le local sans le restaurant ?

Oui. Le liquidateur accepte des offres portant sur le seul droit au bail, dans les mêmes conditions de forme et de garantie. Elles sont soumises à l'accord exprès du bailleur, qui pourrait proposer un nouveau bail. La destination actuelle est limitée à la restauration traditionnelle.

07 Faut-il un avocat pour déposer une offre de reprise ?

Ce n'est pas obligatoire, mais c'est fortement recommandé. L'offre est irrévocable, doit respecter un cahier des charges strict et engage le repreneur sur un bail complexe. L'avocat peut déposer l'offre en qualité de mandataire et vous représenter à l'audience.

08 Les salariés du restaurant sont-ils repris ?

Non, pas automatiquement. Les 8 salariés ont été licenciés pour motif économique le 16 septembre 2026, selon le liquidateur. La priorité de réembauche d'un an pèse sur l'ancien employeur (art. L. 1233-45 C. trav.) ; le cahier des charges demande toutefois au repreneur de déclarer en faire son affaire.

Vous souhaitez reprendre le restaurant de l'avenue Daumesnil ?

Il reste moins de deux semaines pour préparer une offre solide. Contactez LLA Avocats pour recevoir le dossier de présentation, analyser le bail avec nous, rédiger votre offre de reprise et vous faire représenter à l'audience du 19 novembre 2026.

Premier échange · Réponse sous 24 h ouvrées · Paris

Source de l'opportunité : dossier de présentation n° 1965 de la SELAS ETUDE JP, liquidateur (etudejp.fr). LLA Avocats n'est pas mandaté par le liquidateur ; les informations relatives au fonds peuvent être actualisées par celui-ci.

Cet article a une vocation d'information générale et ne constitue pas une consultation juridique. Chaque situation nécessite une analyse personnalisée.